La Chine teste son premier porte-avions

Le premier porte-avions chinois (ex-porte-avions soviétique Varyag) a quitté son chantier le 9 août pour commencer ses essais en mer, a annoncé l’agence Chine nouvelle. La nouvelle a provoqué les réactions immédiates de Taipei et de Washington.

Selon l’agence Chine nouvelle, les essais en mer ne dureront pas longtemps, le navire devant regagner son port d’attache à Dalian dans la province du Liaoning (nord-est) pour des travaux de rénovation.

Dans la foulée, Taïwan a proclamé son nouveau missile Hsiung Feng III « chasseur de porte-avions ». Une affiche représentant un missile Hsiung Feng III frappant un porte-avions et portant l’inscription « C’est un chasseur de porte-avions » a été installée à Taipei au lendemain du début des essais en mer de l’ex-Varyag.

Taïwan a déjà présenté son missile à maintes reprises, mais n’a jamais indiqué qu’il était techniquement capable de lutter contre des porte-avions. Les missiles Hsiung Feng III équipent plusieurs navires de la Marine taïwanaise.

Le missile Hsiung Feng III surnommé "chasseur de porte-avions" par Taiwan.

De leur côté, les États-Unis ont souhaité que la Chine explique pourquoi elle a besoin de porte-avions, a annoncé le 10 août à Washington la porte-parole du Département d’Etat américain, Victoria Nuland.

« Nous saluerions toute explication de la part de la Chine à propos de son besoin d’un tel équipement », a déclaré la porte-parole de la diplomatie américaine.

Selon Mme Nuland, Washington souhaite que la Chine soit « plus transparente » en ce qui concerne ses acquisitions militaires et son budget de Défense. « Nous aspirons à une relation ouverte et transparente dans les affaires militaires », a-t-elle expliqué.

La réaction américaine peut sembler paradoxale puisque le Pentagone n’est guère plus transparent sur l’usage de ses 11 porte-avions nucléaires. Un avion U-2 de l’USAF a même été récemment pris en chasse par la PLAAF (force aérienne chinoise) alors qu’il survolait les côtes chinoises sans aucune explication.

Les experts estiment que Pékin cherche surtout à exercer un effet « psychologique » dans la région, théâtre de plusieurs différends territoriaux qui opposent la Chine à ses voisins, notamment le Japon et le Vietnam.

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Une pensée sur “La Chine teste son premier porte-avions

  • 21 juin 2012 à 20 h 31 min
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    Washing-ton cerveau paranouiaque de terroriste. L’Inde, la Thailande, le VietNam, la France, etc… Tous ces pays ont déjà des porte-avions alors qu’à la puissance de la Chine, elle n’en possède même pas encore un qui est opérationnel. Il est normal que la Chine doit en possèder une trentaine pour équilibrer avec les forces terroristes de l’OTAN pour ne pas tomber comme l’Irak, la Libye et les futurs autres. En s’attaquant à la Coopération des Organisation de ShangHai, ce sera la fin du monde irradié.

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