Un pilote d'Air France témoigne sur la sécurité depuis le 11 septembre

Dans un article publié sur lefigaro.fr, un commandant de bord d’Air France depuis 1991 a témoigné de façon anonyme sur les mesures de sécurité post-attentats du 11 septembre 2001.

« Depuis les attaques terroristes contre le World Trade Center, les pilotes sont soumis aux mêmes contrôles de sécurité que les passagers. Nous sommes filtrés à l’entrée des salles d’embarquement (…). De même, nous ne pouvons pas avoir d’objets coupants ou contondants dans nos bagages en cabine. C’est ridicule car si nous voulions commettre un acte terroriste, il nous suffirait de crasher l’avion sur une cible. Désormais, on nous retire une lime à ongle alors que l’on trouve de nombreux outils dangereux à bord de l’avion comme des couteaux utilisés pour le repas des passagers. »

Le commandant pointe aussi l’isolement des pilotes avec les passagers dont les relations « sont maintenant réduites au minimum puisque la porte du poste de pilotage doit être fermée durant l’intégralité du vol ».

Des caméras ont également été installées près du cockpit « qui surveillent son petit couloir d’accès ainsi que les zones alentours. Le pilote peut donc observer ce qui se passe dans l’avion alors qu’il est dans le cockpit. La porte du poste a également été solidifiée ».

Hormis ces nombreuses contraintes, le commandant d’Air France évoque des points positifs à toutes ses mesures qui, selon lui, ont renforcé la relation de confiance avec le Personnel Naviguant Commercial (stewards et hôtesses).

« Ils réalisent un important travail de sûreté en vérifiant que la cabine est exempte de tout objet ou de tout comportement suspect. »

Le pilote mentionne également les procédures de sécurité américaines qui obligent l’avion à s’éloigner des villes dès qu’un problème l’empêche d’atterrir.

En conclusion le commandant se dit « rassuré grâce aux nouvelles mesures de sûreté mises en place dans le transport aérien même si elles ne sont pas parfaites ». Il soulève néanmoins sur la différence avec le transport ferroviaire « où il y a déjà eu plusieurs attentats comme celui d’al-Qaida en Espagne », sans que des mesures aussi restrictives soient prises depuis comme le contrôle des bagages et des passagers.

Ce témoignage n’apprend rien de très nouveau sur les procédures de sécurité pour les équipages d’autant que les problèmes dans les avions sont plus souvent le fait de passagers violents que de terroristes.

Le livre Passagers incontrôlables de Jean-Pierre Otelli décrit parfaitement les comportements édifiants de certaines personnes à bord des avions, et parfois même de l’équipage.

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