Le Sopwith Camel de Silverlit

Pour les débutants en modélisme qui ne veulent pas se ruiner (et ne pas détruire leur avion dès le premier vol), voici le Sopwith Camel en polystyrène et télécommandé à moins de 50 euros.

Il s’agit d’une réplique en polystyrène du célèbre chasseur bi-plan anglais Sopwith de la guerre 14-18. Nous l’avons testé plusieurs fois en extérieur. Voici notre bilan.

L’avion peut voler en extérieur mais il faut choisir un stade ou un parc dégagé (sans arbre, grillage ou réverbère à proximité). Il est aussi possible de voler en intérieur mais une salle vide de 100 m² avec une hauteur de plafond de 10 mètres est recommandée car l’avion peut voler très haut. Nous avons effectué tous nos vols dans un stade, le matin pour éviter le monde.

Le pilotage est très simple. Il s’effectue avec 2 leviers : celui de gauche pour faire tourner l’hélice (et faire voler l’avion) et celui de droite qui dirige la dérive arrière pour tourner à gauche et à droite.

Le Sopwith Camel est si facile à piloter que nous l’avons laissé entre les main d’un enfant de 3 ans au bout du 3è vol.

L’avion est alimenté par une batterie (inaccessible) et la propulsion est assuré par un moteur tractif avec une hélice fixée par élastique sur l’axe moteur. La batterie du moteur se recharge via un fil logé dans la télécommande et par 6 piles AAA. On peut ainsi partir sans problème une matinée pour plusieurs vols puisque la télécommande fait office de chargeur. L’avion a une autonomie de 5 minutes pour 30 minutes de recharge.

Le décollage s’effectue de deux manières : soit depuis le sol ( sur une distance de 6 mètres avec surface lisse), soit lancé à la main. L’atterrissage se traduit souvent par un crash de l’avion, raison pour laquelle il vaut mieux éviter de voler au-dessus d’un sol trop dur (herbe ou surface « éponge » des stades conseillées). Il est arrivé néanmoins que l’avion se pose sur ses roues en plastique par hasard.

Une fois en l’air, le Spwith Camel vole queue basse, avec une dérive qui réagit avec un certain temps de latence, et surtout une forte tendance à engager en virage. Du coup, l’avion fait des boucles tout en montant très haut (jusqu’à 8 mètres lors du test). Le levier de la dérive n’agit pas vraiment sur la direction mais fait plutôt cabrer l’avion.

Au final, le Sopwith Camel assure de bons moment pour plusieurs vols mais l’avion est d’autant plus fragile qu’il est incontrôlable. Il est donc impératif de choisir une zone dégagée de tout obstacle si l’on ne veut pas aller chercher son jouet en haut d’une branche ou le casser dans un grillage. Sa fragilité est néanmoins son atout puisque le polystyrène se répare très facilement. Nous avons brisé la queue au bout du 3e vol (après un crash en piqué) l’avion est reparti sans problème avec un bout de scotch. En revanche, le fil électrique qui pilote la dérive est incrusté dans le fuselage et il est difficile à remettre.

Reste que l’avion est plutôt joli vu son prix. Le train d’atterrissage, les mitrailleuses, la cabane et le hauban sont peints avec des ailes en feuille d’EPP décorées qui font presque croire à du bois. Il existe en trois couleurs : marron, gris et rouge.

Fabriqué en Chine par Silverlit, le Sopwith Camel est vendu 49,90 euros sachant qu’on le trouve à 34,99 euros chez Toysrus.

Voici une petite vidéo réalisée durant nos essais (l’avion est ici piloté par un enfant de 3 ans).

 

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