Les USA stoppent la production du F-22

Le Sénat américain a voté le 13 décembre l’arrêt de la production du chasseur F-22, dans un souci de maîtrise des dépenses militaires du président Barack Obama.

Barrack Obama avait menacé d’opposer son veto si le Congrès continuait à financer le F-22 au-delà des 187 avions déjà construits ou en cours de production. Le Pentagone souhaite à la place développer la production du F-35 Joint Strike Fighter, moins cher, plus polyvalent, autorisé à l’exportation et également fabriqué par Lockheed Martin.

« À un moment où nous menons deux guerres et sommes face à un déficit important, cela aurait été un gaspillage d’argent inexcusable », a déclaré le président des États-Unis après le vote.

Le Sénat a voté par 58 voix contre 40 la suppression d’une enveloppe de 1,75 milliard de dollars pour le F-22, ignorant les arguments des élus mettant en avant la protection de l’emploi industriel en période de récession.

Le chasseur furtif F-22 a été conçu pour le combat contre d’autres chasseurs. Il n’a pas été utilisé dans les conflits irakien et afghan ni même en Libye faute d’adversaires, soulignent certains critiques.

D’autres font aussi remarquer que chaque heure de vol nécessite 30 heures de maintenance. Ils estiment que ce modèle est un vestige de la stratégie militaire de l’époque de la guerre froide.

Les partisans du F-22 au Sénat ont fait valoir que la sécurité nationale pourrait être mise en danger en cas d’annulation du programme. En outre, jusqu’à 95.000 emplois pourraient être mis en danger, a estimé le sénateur démocrate Chris Dodd (Connecticut), un Etat qui accueille des sites de fabrication dans le domaine de la défense.

Le sénateur républicain John McCain a rétorqué qu’il était plus important de réduire les dépenses non indispensables à un moment où le pays se trouve face à un déficit budgétaire record de 1.800 milliards de dollars. Le rival de Barack Obama lors de la présidentielle de 2008 a qualifié le vote du Sénat de « grande victoire pour le contribuable américain ».

Les deux chambres vont maintenant devoir rapprocher leurs diversions divergentes Pour que le texte soit définitivement voté, le Sénat va devoir aplanir ses différences avec la Maison blanche, ce qui pourrait ne pas avoir lieu avant septembre.

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