Posté dans  Technologie

La puce RFID se généralise sur les avions Airbus

10 février 2013   ·   0 Commentaire

FLYtag HT 05

La nouvelle est connue depuis 2011 : l’A350 XWB sera le premier avion de ligne à embarquer un grand nombre de puces RFID dites flyable (en vol). Cette décision s’est répercuté sur l’ensemble des sous-traitants dont certains sont devenus des spécialistes de l’étiquetage en puce RFID.

Le constructeur aéronautique européen est un utilisateur pionnier de ces étiquettes électroniques, et s’en sert, notamment, pour gérer son puzzle industriel, aujourd’hui au niveau mondial. Les premières expérimentations remontent à 1998, mais cette stratégie a connu son véritable envol en 2006, avec le programme RFID global intitulé Value Chain Visibility and Auto-ID.

L'A350 d'Air France (vue d'artiste).

L’A350 d’Air France (vue d’artiste).

L’embarquement de puces dans l’avion pose des problèmes pour les équipements montés dans les zones non pressurisées de l’appareil, soumises à de gros écarts de pression ou de température. Jusqu’alors, pour de telles applications, les industriels pouvaient utiliser des puces CMB (Contact Memory Button), une technologie d’origine militaire. Dépourvue d’antenne et totalement passive, cette mémoire est collée à vie sur la pièce mécanique et ne peut être lue qu’en appliquant un lecteur au contact.

Airbus a fait un choix plus innovant : tout miser sur la technologie RFID UHF. Le constructeur a identifié plusieurs processus où le RFID apporte une forte valeur ajoutée aux compagnies aériennes. Le premier d’entre eux porte sur la capture de configuration. Tous les opérateurs doivent maintenir en permanence une connaissance précise de ce qu’ils ont monté comme pièces et comme équipements sur un avion. C’est aujourd’hui réalisé de manière très manuelle, ce qui nécessite beaucoup de vérifications car de nombreuses erreurs se produisent lors de la capture de cette information.

Boeing a dévoilé une offre concurrente, en partenariat avec Fujitsu. L’avionneur américain devrait aussi intégrer des puces RFID sur son 787, mais à une échelle beaucoup plus réduite qu’Airbus. Toutefois, Boeing veut étendre l’approche aux appareils déjà en service par une proposition de retrofit. Contrairement à Airbus, Boeing et Fujitsu n’excluent pas du périmètre la technologie CMB. Quant à l’interopérabilité entre les tags posés par Airbus ou Boeing-Fujitsu, tous deux s’appuient sur la norme du secteur aéronautique ATA Spec 2000, ce qui devrait garantir une certaine interopérabilité entre les deux systèmes.

L’exemple des gilets de sauvetage

Airbus avait annoncé en novembre 2012 le déploiement de la RFID à l’ensemble des sièges et gilets de sauvetage des nouveaux appareils à partir de 2013. En tout, 160 000 éléments (140 000 gilets et 40 000 sièges) vont être marqués par les puces RFID. C’est dans ce domaine que la société MAINtag est intervenu avec le marquage Flytag basés sur des tags RFID passifs pour les gilets de sauvetage du futur A350 XWB.

Le marquage Flytag fiber.

Le marquage Flytag fiber.

Le Flytag fiber a été conçu pour permettre l’identification des gilets de sauvetage ainsi que des équipements des sièges en cabine. Disponible en format Dual-record (2kb), cette étiquette RFID high tech offre en outre de multiples possibilités d’intégration à l’équipement (collage, agrafage, etc.) et à un coût relativement compétitif avoisinant les 1 dollar pièce.

Le Flytag a été conçu pour une utilisation sur métal en zones non-pressurisées et en cabine : il est donc aisément applicable sur les sièges. De plus, il peut supporter des pics de températures atteignant 250°C et permet l’identification électronique des équipements durant leur cycle de vie.

Alors que les constructeurs d’avions sont amenés à étendre les applications RFID aux équipements embarqués en cabine, MAINtag est déjà au premier rang pour être à bord avec une offre complète de solutions RFID incluant tags, lecteurs, software et services.

En relation :

par

Commentaires postés ( 0)





Note: Un délai de modération est nécessaire avant de publier votre commentaire.

Notre newsletter

A lire

ATD-X in Nagoya

Le Mitsubishi ATD-X volera t-il en 2015 ?

L'Institut de développement et de recherche technique (TRDI) du ministère japonais de la Défense ...

Sondage

Peut-on comparer un drone Reaper à un F-16 ?

Loading ... Loading ...

WEB TV

Suivez-nous