Les drones US surveilleront le « mode de vie »

Gorgon Stare sur MQ-9

L’US Air Force a annoncé que la seconde version de son système de surveillance Gorgon Stare était prête au déploiement. Elle permettra notamment d’analyser le mode de vie d’une cité.

« Cette nouvelle version multiplie par quatre la zone de couverture et fournit une résolution deux fois meilleure par rapport à son prédécesseur », a déclaré l’US Air Force dans un communiqué de presse le 2 juillet.

Développé par Sierra Nevada Corporation, le Gorgon Stare est un système « Persistent Wide-Area Airborne Surveillance » (WAAS). Il est composé  d’un réseau sphérique de neuf caméras installées à bord du drone MQ-9 Reaper, et fournit « une capture de zone » à deux images par seconde, ainsi que des images « zoom » sur des cibles spécifiques au sein de cette zone.

Le capteur est un synoptique – capable de scanner une zone de 4 km de diamètre en continu – ce qui marque une différence par rapport à l’imagerie prise à un instant T. Mais une des fonctionnalités les plus importantes du système est connue sous l’appellation « étude du mode de vie » (pattern-of-life exploitation). Ce processus permet au personnel militaire de visionner une région sur une période de temps pour analyser les tendances qui se développent (trafic routier, mouvements de personnes, évolution urbaine).

L'évolution du système Gorgon Stare.
L’évolution du système WAAS.

Ce nouveau système intègre un capteur électro-optique développé par la DARPA des États-Unis et dérivé de la technologie de l’Argus de BAE Systems, et un capteur infrarouge fabriqué par Exelis.

Le Gorgon Stare 2 a déjà été déployé en Afghanistan en début d’année pour effectuer des essais, a précisé l’US Air Force.

Le Gorgon Stare 1 avait fourni plus de 10.000 heures de surveillance pour le soutien au combat direct durant des vols longue durée en Afghanistan depuis mars 2011.

Le général Larry James, ancien chef de l’ISR (Intelligence, Surveillance, Reconnaissance) à l’US Air Force, a fait l’éloge du système Gorgon Stare l’année dernière.

Deux ans auparavant, un rapport du département américain de la Défense avait critiqué le capteur pour ses performances lors des essais préliminaires. Ce rapport avait fuité dans les médias en janvier 2011 déclarant que le capteur avait reçu une mauvaise évaluation opérationnelle lors de tests à la base aérienne d’Eglin en Floride. Les responsables de Sierra Nevada Corporation avaient expliqué à l’époque que le capteur livré aux testeurs a été volontairement conçu comme une « solution à 80% », pour l’USAF afin de lui fournir rapidement la technologie pour les zones de combat.

Source : Sierra Nevada Corporation

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