Missiles S-300 : les USA mettent en garde l’Iran

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Le président Obama a rappelé que le budget militaire américain s’élevait à 600 milliards de dollars contre 17 milliards de dollars dépensés par l’Iran. Selon lui, les Etats-Unis ont les capacités nécessaires pour contourner les missiles S-300 que la Russie envisage de lui livrer.

Le président Vladimir Poutine a signé à la mi-avril 2015 un décret levant l’interdiction de livrer des missiles sol-air S-300 à l’Iran. Conclu en 2007, le contrat de livraison de S-300 à l’Iran engageait la Russie à fournir cinq unités complètes de cette arme pour un montant d’environ 800 millions de dollars.

Cette démarche unilatérale de la Russie excédait le cadre de la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU, qui interdisait exclusivement de fournir des armements offensifs à Téhéran en raison de son programme nucléaire.

« Nous en sommes préoccupés et nous exprimons notre opposition à cet égard, en raison notamment du fait que les négociations (sur le programme nucléaire iranien, ndlr) sont toujours en cours », a indiqué le dirigeant américain dans une interview accordée à la chaîne de télévision MSNBC.

« Notre budget militaire se chiffre à près de 600 milliards de dollars, et celui de l’Iran est de 17 milliards de dollars environ. Même s’ils reçoivent plusieurs systèmes de missiles antiaériens, nous resterons en mesure de les contourner si nécessaire », a expliqué M.Obama.

Le S-300 est un missile antiaérien mobile de longue portée, capable de traquer et détruire des missiles balistiques, des missiles de croisière et des avions volant à basse altitude.

Le porte-parole de l’administration américaine Josh Earnest a auparavant reconnu que la livraison des systèmes en question n’était pas interdite par le Conseil de sécurité de l’ONU tout en rappelant que Washington avait formulé aux fonctionnaires russes sa préoccupation face à l’intention de Moscou de livrer les S-300.

Dans le même temps, M. Earnest a estimé que la Russie pourrait avoir été contrainte de fournir les missiles en raison de la situation économique difficile créée par les sanctions occidentales contre Moscou.

Même si les partisans iraniens ou américains d’une « ligne dure » sapent la réalisation de l’accord sur le nucléaire iranien, la promesse russe de livrer les missiles à Téhéran profitera à Moscou, estime le journal. Le ministre iranien de la Défense a déjà proposé de créer un groupe international opposé à l’OTAN qui pourrait comprendre l’Iran, la Chine, l’Inde et l’Iran.

Action unilatérale de Moscou

Bien que les Etats-Unis restent toujours capables de frapper la République islamique, la présence de systèmes S-300 en Iran rendrait les opérations militaires contre ce pays extrêmement compliquées et très coûteuses, conclut l’auteur.

Le président Vladimir Poutine a signé à la mi-avril un décret levant l’interdiction de livrer des missiles sol-air S-300 à l’Iran. L’exécution du contrat en question, signé en 2007, avait été suspendue en 2010 par le président russe de l’époque Dmitri Medvedev.

Cette démarche unilatérale de la Russie excédait le cadre de la résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’Onu, qui interdisait exclusivement de fournir des armements offensifs à Téhéran en raison de son programme nucléaire.

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