La Chine développe un laser anti mini-drones

China Laser Turret

La Chine a développé une arme laser conçue pour intercepter et détruire des petits drones volant à basse altitude (source : Xinhua News).

Les essais ont eu lieu début novembre durant lesquels le système a pu abattre 30 drones dans les cinq secondes suivant la détection soit un « taux de réussite de 100% » selon l’agence Xinhua.

Baptisé Dikong Weishi (« sentinelle de basse altitude »), ce système laser a été développé par l’Académie chinoise de génie physique (CAEP) et la China Jiuyuan Hi-tech Equipment Corporation (CJHTE).

Le Dikong Weishi a pour mission de contrer les drones terroristes opérant dans les espaces publics et sera déployé principalement pour assurer la sécurité lors de grands événements publics.

Un mini-drone détruit par le Dikong Weishi.
Un mini-drone détruit par le Dikong Weishi.

Le système a un rayon d’interception maximale de 2 km² et peut protéger l’espace aérien d’une zone de 12 km² sur un angle de 360°. Le laser est toutefois limité à des cibles à basse altitude (500m maximum) et à faible vitesse (50 m/sec).

Le Dikong Weishi peut être déployé à un emplacement fixe ou sur un véhicule terrestre et cibler des drones à voilure fixe ou à voilure tournante.

La CAEP est le principal développeur et producteur d’armes nucléaires en Chine. Elle a été fondée en 1958 et est basée à Mianyang dans la province du Sichuan. Ses instituts de recherche travaillent beaucoup sur la technologie laser, la physique nucléaire ainsi que sur la physique des plasmas. Cette entité relève directement du gouvernement central chinois.

La CJHTE, elle, est une société basée à Pékin et entièrement détenue par la CAEP. Sa mission principale est le développement de produits basés sur la recherche du CAEP, en se concentrant sur les lasers et d’autres équipements de haute technologie pour les hôpitaux.

La vocation du Dikon Weishi n’est pas seulement la sécurité des espaces publics contre des attaques de drones terroristes. Son rôle est aussi la lutte contre l’espionnage aérien via des mini-drones équipés de caméras, et dont la Chine est paradoxalement la plus grande productrice.

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