L’Iran prêt à moderniser sa force aérienne

Qaher-313c

L’accord historique sur le nucléaire iranien signé en juillet ouvre la voie aux avionneurs pour moderniser la force aérienne de l’Iran.

D’une durée de dix ans, l’accord signé le 14 juillet 2015 à Vienne (voir document officiel), entre l’Iran et les grandes puissances (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni, Allemagne), garantit que Téhéran ne se dotera pas de la bombe atomique en échange d’une levée progressive et conditionnelle des sanctions internationales qui étouffent son économie.

Le chasseur iranien Saegh 2.

L’accord ouvre aussi la voie à une modernisation de la flotte de combat aérienne vieillissante de l’Iran très hétéroclite composée de plusieurs centaines d’appareils américains (F-4, F-5, F-6, F-7), russes (Su-24) et chinois, ayant participé à plusieurs exercices ces dernières années.

De nombreux avions irakiens ont été récupéré pendant la guerre du Golfe lorsque Sadam Hussein les a réfugiés en Iran. À la fin des années 90, la pénurie de pièces détachées a obligé l’Iran à développer sa propre industrie aéronautique locale pour soutenir l’armée de l’air avec des chasseurs comme le Saeghe. Cette dernière a perdu sa composante de défense anti-aérienne en 2009, laquelle est devenue une arme indépendante au même titre que l’armée de terre ou la marine.

L’Iran est toutefois parvenu à développer de nouvelles plate-formes comme le prototype F-313 (photo ci-dessus), les drones Yasir et Epopée, ainsi qu’un modèle réduit de drone furtif copié sur le RQ-170 récupéré en 2011. L’Iran a inauguré son premier centre spatial en juin 2013 après avoir envoyé plusieurs satellites ainsi que des capsules avec des animaux.

Téhéran envisage d’acheter de nouveaux avions sur étagères. Il est peu probable que le pays s’oriente vers des fournisseurs occidentaux comme les USA ou la France qui pourraient ré-activer un blocus des pièces de rechange en cas de crise. La Chine et la Russie sont jugés plus fiables d’autant qu’ils fournissent déjà du matériel de défense anti-aérienne comme des missiles sol-air.

Mise à jour du 30/08/2015 :

La Russie et l’Iran négocient la livraison à la République de deux types d’avions militaires, a annoncé le vice-président iranien, Sorena Sattari.

« La seule chose que je puisse dire c’est que nous pouvons conclure un contrat sur la livraison de deux types d’avions de ce genre. Les négociations en ce sens vont bon train », a-t-il déclaré au quotidien russe Kommersant. Les institutions militaires iraniennes pourraient, selon lui, donner des commentaires plus détaillés.

En outre, l’Iran est intéressé par l’achat d’avion régional Superjet 100, si la Russie lui propose des conditions avantageuses.

Interrogé sur l’achat de systèmes mobiles de missiles sol-air S-300, le responsable a indiqué qu’il n’en avait pas parlé avec les hommes politiques russes, ce thème relevant du ministère iranien de la Défense.

Lire aussi :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *