La France commande le Patroller

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Le gouvernement français a signé le 5 avril le contrat d’achat du Patroller de Sagem dans le cadre du Système de Drone Tactique (source : DGA).

D’un montant de 300 millions d’euros, le contrat prévoit la livraison de deux systèmes Sagem Patroller opérationnels destinés à l’armée de terre comprenant chacun cinq drones et une station de contrôle au sol. Sont également inclus quatre autres drones Patroller et deux stations pour la formation en métropole avec un contrat de maintenance de 12 ans.

Le contrat a été signé par Vincent Imbert, directeur adjoint de la DGA, et Philippe Petitcolin, PDG de Safran en présence du ministre de la Défense Jean-Yves le Drian. La cérémonie s’est déroulée à l’usine Sagem de Montluçon où le Patroller sera assemblé.

Les premières livraisons du Patroller sont attendues en 2018 pour remplacer le Sperwer qui a été acquis dans le cadre du Système de Drone Tactique Intérimaire (SDTI). Le Sperwer est opéré depuis 2004 au sein du 61e Régiment d’artillerie basé à Chaumont.

Le Patroller face au Watchkeeper

Le Watchkeeper WK450B.
Le Watchkeeper WK450B.

Le Patroller de Sagem a remporté l’appel d’offres SDT face au Watchkeeper de Thales. En octobre 2014, le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a exprimé publiquement sa préférence pour le Watchkeeper en demandant une attribution directe du contrat à Thales. Une compétition a néanmoins été ouverte et Sagem a finalement remporté l’offre avec une solution basée sur le moto-planeur S15 de la société allemande Ecarys (ex Stemme).

Le Patroller dispose actuellement de deux charges utiles – une tourelle électro-optique infrarouge avec un radar – et une charge utile d’intelligence électronique (ELINT) disponible ultérieurement.

Le Sperwer, qui va bientôt être retiré du service, pèse 330 kg, décolle d’une catapulte, et se pose grâce à des airbags et un parachute. Le Patroller est trois fois plus lourd et utilise une piste à la fois pour le décollage et l’atterrissage.

Sagem revendique plus de 15 heures d’autonomie pour le Patroller avec une portée de 150 km, alors que l’exigence initiale de l’armée française était de seulement 8 heures.

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