Les USA bombardent une base aérienne en Syrie

Le 7 avril, Washington a lancé plusieurs dizaines de missiles contre la base aérienne syrienne de Syary Sharyat, près de Homs (source : US Navy).

Ce bombardement américain intervient en représailles à une attaque aux armes chimiques imputée au gouvernement du président Bashar al Assad. Quatre soldats syriens ont été tués, deux sont portés disparus et six ont perdu la vie en combattant un incendie, d’après le ministère de la Défense russe.

Les missiles Tomahawk ont été lancés par les destroyers USS Porter (DDG 78) et USS Ross (DDG 71) de la classe Arleigh Burke qui croisent dans la Méditerranée orientale. « Au total, 59 Tomahawk ont été lancés visant des avions, des abris en béton, du stockage pétrolier, des soutes d’approvisionnement de munitions, des systèmes de défense aérienne et des radars », a déclaré un porte-parole du Pentagone.

La dernière version du Tomahawk est le Tomahawk tactique RGM / UGM-109E Block IV (TacTom) fabriqué par Raytheon, d’une portée maximale de 1610 km qui emporte une ogive de perçage HE WDU-36/B de 310 kg.

« La base de Shayrat a été utilisée pour stocker des armes chimiques et des avions syriens », a déclaré le porte-parole américain. Il y a aussi du personnel russe à Shayrat car la Russie est étroitement liée à Assad. Le Pentagone a déclaré que « les forces russes ont été informées avant l’attaque en utilisant la ligne de communication spécifique de protocole anti-conflits ».

La base aérienne de Shayrat.

Le ministère russe a indiqué que la frappe avait détruit un entrepôt logistique, un bâtiment de formation, un réfectoire, six avions MiG-23 en réparation et un radar.

Selon les militaires américains, des avions du gouvernement syrien basés à Shayrat ont largué des armes chimiques sur la ville de Khan Sheikhoun le 4 avril, tuant plus de 70 personnes dont la plupart étaient des civils.

Mais selon le major-général Igor Konachenko, porte-parole du ministère russe de la Défense, le seul moyen d’obtenir des preuves objectives est d’étudier la présence d’armes chimiques à l’aérodrome, en utilisant des équipements spéciaux pour prélever et marquer des échantillons pour leur analyse scientifique ultérieure

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