La Chine inaugure son second porte-avions

La Chine a inauguré le 26 avril son deuxième porte-avions de type 001A baptisé Shandong.

Construit dans les chantiers navals de Dalian, le Shandong mesure 315 mètres de long pour 75 mètres de large. Il est propulsé de manière conventionnelle (centrale électrique) avec un déplacement en pleine capacité de 50 mille tonnes, et il embarquera une cinquantaine d’aéronefs dont notamment des avions de chasse J–15.

Sa mise à l’eau survient en plein regain de tension internationale autour de la Corée du Nord et de son programme nucléaire et balistique.

Pékin tente depuis des années de moderniser ses forces armées, particulièrement sa marine, avec la construction de 3 porte-avions non-nucléaires, dont le Liaoning, en service depuis 2012, et le Shandong qui sera probablement mis en service en 2020.

Le Liaoning, premier porte-avions de la marine chinoise, avait été construit à partit d’un bâtiment ukrainien de l’ère soviétique après un long périple.

Un troisième porte-avions de type 002 est en chantier à Shanghai. Li Jie, un expert de la marine basé à Beijing, estime qu’il est bien plus avancé que les deux autres, et ressemblera à un porte–avion américain plutôt qu’à un porte–avion russe. Sa rampe de lancement va disparaître pour être remplacée par la technologie de la catapulte électromagnétique EMALS (Electromagnetic Launch Aircraft System) qui ne nécessite pas de propulsion nucléaire. Sa mise en service permettra à la Chine de disposer d’un porte-avions, donc d’une base aérienne, sur ses trois flottes : Nord, Est et Sud.

Les porte–avions plus avancés utilisent le système de moteur linéaire à induction pour le catapultage (EML) afin de lancer les aéronefs, mais la Chine teste encore le catapultage à vapeur, a expliqué M. Li. « La principale différence, c’est que les EML sont plus flexibles et que la vitesse du système peut être contrôlée afin de pouvoir lancer des aéronefs de tailles différentes. »

D’après le contre-amiral chinois Yin Zhuo, la marine du pays a besoin d’avoir au moins quatre porte-avions.

Lire aussi :

Une pensée sur “La Chine inaugure son second porte-avions

  • 2 mai 2017 à 17 h 34 min
    Permalink

    Il n’en demeure pas moins que les chinois sont loins des américains en matière de projection aéro-navale. Neanmoins on peut se demander si ce genre d’investissement en vaut encore le coups

    https://www.youtube.com/watch?v=eLObKixZ-AA

    Le Brahmos II qui est entrain d’être déployé aura une vitesse d’au moins 9.800 km/h, ce qui rend dérisoire toute idée de l’intercepter. Si en plus on ajoute le fait que l’autonomie des chasseurs bombardiers ne cessent de croitre par exemple les chasseurs de type SU-27 est de 4.000 KM actuellement, alors qu’ils étaient il y a 20 ans aux environ 2.000 km. Il est raisonable de penser qu’avec la recherche et le developpement dans 20 ans l’autonomie sera de 6-8.000 KM. Dans ce contexte il est raisonnable de se poser la question si la doctrine du porte avions a encore un avenir. A moins que ce genre d’arme ne soit utiliser que pour les conquetes coloniales.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *