Déblocage des financements pour Ariane 6

Ariane 6 (image virtuelle)

Nicolas Sarkozy a annoncé le 14 décembre le déblocage de premiers crédits du grand emprunt pour la mise au point du futur lanceur européen Ariane 6, confirmant que le secteur spatial restait une priorité.

En déplacement dans l’Eure, le chef de l’Etat a indiqué en outre que la France s’engagerait sur le programme de rénovation à mi-vie de la fusée Ariane 5, « qui a besoin de cette rénovation pour rester dans la course ».

« L’ambition française dans le domaine spatial reste une priorité absolument stratégique », a-t-il dit lors d’une table ronde avec les industriels du secteur, ajoutant que l’enjeu d’un accès autonome à l’espace était « non négociable ». Face à la concurrence croissante des géants émergents comme la Chine et l’Inde, « qui nous font une concurrence terrible sur les prix », il a insisté sur la nécessité de continuer à investir dans la filière pour maintenir sa compétitivité.

S’agissant d’Ariane 5, qui domine actuellement le marché des lanceurs lourds, il a souligné que la France défendrait la nécessité de son programme de modernisation quand il sera débattu par l’Agence spatiale européenne (ESA) en 2012. « Toute autre décision serait irresponsable », a-t-il déclaré.

Selon Yannick d’Escatha, le président du Centre national d’études spatiales (CNES), les investissements nécessaires à la mise au point d’Ariane 5 ME (midlife evolution), qui verrait le jour en 2016, s’élèvent à 1,5 milliard d’euros. La France, qui a déjà engagé 300 millions d’euros dans les études de faisabilité du projet, en assumerait la moitié du total.

L’Etat a par ailleurs prévu de consacrer 500 millions d’euros de fonds du « grand emprunt » lancé début 2010 au secteur spatial, dont la moitié pour le futur lanceur Ariane 6, appelé à succéder à Ariane 5 à l’horizon 2025. Nicolas Sarkozy a signé le 14 décembre une convention engageant 82,5 millions d’euros de cette dotation pour lancer les premières études sur la fusée, un projet qui mobilise autour du Cnes des industriels comme Safran, EADS ou Technip.

« Cette somme permettra au CNES et aux industriels français de lancer les travaux prioritaires et nécessaires pour élaborer une position française et engager un processus de convergence avec les Etats membres de l’ESA », souligne l’Elysée dans un communiqué.

En visite dans l’usine Safran de Vernon, où sont fabriqués les moteurs d’Ariane, le chef de l’Etat avait déclaré auparavant que les décisions prises permettraient d’assurer l’avenir de « toute cette filière stratégique ».

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