La Chine ouvre un laboratoire de plasma

La Chine a inauguré son premier laboratoire de technologie plasma pour les surfaces aérodynamiques le 12 mai à l’Université de la Force aérienne de l’Armée de libération du peuple chinois (APL).

Les dirigeants de l’État, le quartier général de l’APL et les organes dirigeants de la Force aériennes (PLAAF) ainsi que des experts des instituts de recherche ont participé à la cérémonie d’ouverture.

Le plasma est un gaz ionisé, électriquement neutre, qui joue un rôle important dans l’industrie aéronautique. Depuis les années 1960, les puissances militaires comme les États-Unis et l’ex-Union soviétique ont commencé à étudier le comportement du plasma sur les surfaces aérodynamiques. Ces dernières années, la Russie a réalisé une percée dans la technologie plasma, qui occupe le premier rang de la recherche dans le monde.

L’une des applications possible du plasma en aéronautique militaire est la furtivité. La plasma stealth (« furtivité à plasma ») est une théorie qui se propose de réduire la surface équivalente radar (SER) d’un avion en utilisant un gaz ionisé (plasma). Mais alors qu’il est théoriquement possible de réduire la SER d’un avion en « enveloppant » sa carlingue dans du plasma, il est très difficile de l’envisager dans la pratique.

On trouve aussi de nombreuses études sur l’usage des plasmas pour réduire la traînée. En particulier, un couplage électrohydrodynamique peut être employé pour accélérer le passage de l’air au voisinage d’une surface aérodynamique.

La mise en place d’un premier laboratoire national de plasma est un donc un facteur clé pour améliorer la capacité chinoise en matière d’innovation indépendante. Cette structure fournira une plate-forme de recherche importante pour s’attaquer aux goulets d’étranglement qui entravent le développement des équipements aéronautiques et la puissance de combat de la Force aérienne chinoise.

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